Après 5 années à la JL Bourg, le capitaine Philippe Braud revient sur son aventure bressane.

Te souviens-tu de ton premier match avec la JL? 

Oui ! Mon premier match avec la JL Bourg c’était avec Boulogne-sur-Mer, il y avait une ambiance de folie, mais nous avions gagné le match d’environ 30 points.

Tu as connu évidemment beaucoup de choses, notamment le passage de la salle Amédée Mercier à Ekinox. En tant que joueur, comment l’as-tu vécu ?

C’est un grand pas en avant, les infrastructures ont énormément changé. C’est un passage du monde ” amateur ” au monde vraiment professionnel. Je garde tout de même de très bons souvenirs dans cette salle, il y avait une chaleur… dans les sens du propre du terme (rire). Je suis fier d’avoir vécu les deux ambiances et d’avoir eu la chance de jouer dans ces 2 salles.

Sur ces 5 saisons, quels ont été les moments les plus forts ? 

Les deux montées c’est ce que je garderais le plus en mémoire, elles étaient différentes dans les célébrations, mais elles resteront de merveilleux moments passés

Comment c’est passé le premier passage en Pro A il y a 3 saisons ? 

Je suis un peu déçu de cette saison-là, il y avait une vraie volonté de garder 8 joueurs sur 10 de la montée, nous avions vécu des choses fortes, c’est ça qui est décevant, de ne pas avoir réussi à se maintenir avec ce groupe qui avait vécu de belles choses. Je pense que cela a servi au club. Que la JL a su tirer des leçons de cette expérience et que cela lui servira pour la saison à venir.

Au fil des saisons, tu as pris de plus en plus d’importance, au point de devenir capitaine de l’équipe. Comment ça s’est fait ? C’est quelque chose de naturel pour toi ?

Ce n’est pas tellement quelque chose de naturel chez moi, mais je pense que cela vient avec l’ancienneté et avec l’âge aussi ! Je ne travaille pas forcément là-dessus, j’essaie de rester moi-même. Cela peut correspondre à un certain type de groupe et c’est ce qui c’est passé avec la JL. Nous partageons les mêmes valeurs avec le club, j’ai essayé de transmettre mon savoir et l’histoire de la JL Bourg à mes coéquipiers.

Le match face à Fos-Provence comment l’as-tu abordé sachant que c’était peut-être ton dernier à Ekinox ?

En effet, je l’ai vraiment vécu comme mon dernier match à Bourg, j’avais envie de vivre l’instant comme si c’était le dernier. Vivre ce moment avec le public, avec les joueurs, je n’étais que dans le partage et la joie… C’était un beau moment !

Quels sont tes projets d’avenir, le basket et encore le basket ? 

Je me vois encore jouer au moins deux années, puisque je viens de signer 2 ans au SLUC Nancy. Après, cela dépendra du niveau que j’ai encore et du plaisir que j’ai sur le terrain. Je vais vivre les 2 prochaines comme si c’était les dernières. Je fais des études de comptabilité à côté de ma carrière donc une fois que le basket sera terminé pour moi, je me dirigerai dans cette direction.

Un petit mot pour les supporters ?

Je les remercie de leur soutien et des ambiances de folies qu’ils ont pu mettre à chaque match. Ils méritent la PROA et le titre que nous avons obtenu. Je leur souhaite tellement de réussite et un maintien sans trembler et surtout, quoi qu’il arrive, toujours être derrière la JL Bourg comme ils ont pu le faire depuis 5 ans. Sans les supporters, le club n’existe pas.

Pour conclure, si tu devais résumer ton histoire JL en quelques mots ?

C’est forcément une grande partie de ma vie, mes deux enfants sont nés à Bourg, j’ai vécu des grands moments, c’est une ville que je n’oublierai jamais. C’est avec beaucoup d’émotion que je quitte le club et la ville…

Bonne continuation à toi Philippe, nous ne t’oublierons pas !