Le retour des vestiaires est crucial… et pourtant la JL encaisse un 6-0 d’entrée, ce qui n’a rien de rassurant. C’est même le plus gros écart en faveur des joueurs d’Istanbul. Une réaction intervient après un temps mort, mais il faut désormais concrétiser les bonnes séquences défensives, car Beşiktaş montre aussi des failles (25e 44-48).
Petit à petit, la JL recolle en provoquant son adversaire. Ekinox rugit à nouveau et il faut désormais passer devant. Le match bascule dans un registre très défensif. Adam Mokoka redonne un court avantage aux siens, mais le mano à mano est éprouvant et, malgré plusieurs opportunités, Bourg ne parvient pas à creuser l’écart. Il reste dix minutes pour aller chercher le titre, et le tir à trois points au buzzer de Tajuan Agee, malgré ses quatre fautes, redonne l’avantage à la JL, 55 à 52.
Adam Mokoka enflamme la salle avec un dunk et relance totalement son équipe. C’est l’ultime acte : Ekinox se lève, s’assoit, hurle. Mais rien n’est encore fait et les deux équipes continuent de se répondre. La gestion des fautes devient un véritable casse-tête pour les Burgiens, mais les sacrifices sont nécessaires (34e 63-56).
Les minutes défilent plus vite qu’en début de match. Le capitaine Kevin Kokila enchaîne lancers francs et paniers pour répondre à un Jonah Mathews omniprésent. De +7 à une seule possession d’écart, il n’y a qu’un pas face à ce talent offensif. Le money time s’écoule et il faut désormais marquer à tout prix, car les shooteurs adverses se réveillent (38e 68-66).
La fin de match se joue uniquement en un contre un. Mathews trouve encore la mire et fait taire Ekinox, mais Will McDowell-White lui répond avec un step-back. Il faut tenir après le dernier temps mort de Dusan Alimpijevic (39e 71-68). La JL sait ce qu’elle doit faire : scorer, impérativement. Gach manque la cible sur pénétration, le rebond offensif est capté, mais la balle repart de l’autre côté et Mathews égalise à 15 secondes du terme (71-71). Temp-mort.
Dernière possession pour la JL…Et le MVP Adam Mokoka délivre tout un peuple en bout de possession. CHAMPIONS D’EUROPE ! POUR L’HISTOIRE.