Après une période quasi à l’arrêt pour la JL Bourg, notre équipe et le staff reprennent la route des parquets ce début de semaine, direction Belgrade. 

Frédéric Sarre dresse le bilan de cette pause et nous parle des conditions de reprise à venir.

Depuis le dernier match à Ekinox, le 7 octobre contre Badalona en EuroCup, que s’est-il passé pour la JL Bourg ? 

Il s’est passé énormément de choses depuis le match de Badalone mais malheureusement pas de basket du fait que notre club a été touché assez largement par ce problème de Covid, et ça c’est quand même terrible. Non seulement on a eu des joueurs de touchés, mais on a eu également des membres du Coaching Staff. 

Alors ce qu’il s’est passé, c’est que tout simplement il y a eu une mise en veille de l’activité de notre équipe sportive, de manière à protéger au mieux les joueurs et à respecter les consignes sanitaires qui nous sont données, que ce soit par le gouvernement, la LNB ou bien l’EuroLeague. Il y a eu une forme d’isolement pour les joueurs qui étaient touchés. Puis tous ont été testés et re-testé – et vous savez que les joueurs et l’encadrement sportif sont déjà testés très, très souvent – de manière à confirmer que ceux qui n’étaient pas atteints puissent continuer à avoir une activité. On a attendu d’avoir les confirmations de tous les tests PCR pour pouvoir maintenir ces 4 joueurs en activité, puisqu’il ne restait que 4 joueurs dont les tests étaient négatifs. Les autres, quant à eux, étaient asymptomatiques ou avaient des symptômes. En fonction du cas de chacun on a maintenu une activité à la maison notamment pour ceux qui étaient asymptomatiques. On a essayé de gérer ça au mieux. 

L’équipe commence à reprendre forme parce que nos joueurs deviennent négatifs au test PCR. Mais avant de les activer, et pour ne pas prendre de risque, il faut faire un certain nombre de bilans notamment cardiologiques. Aussi, lorsqu’un test sort négatif, il faut le doubler pour avoir la confirmation qu’il est bien négatif. Voilà l’état de lieux de notre groupe et de notre club. On va aujourd’hui reconstituer notre équipe puisqu’on a des bonnes nouvelles. Mais on va faire ça avec précaution. On va être très vigilants.

 

Qu’en est-il du rythme et des automatismes de l’effectif ? 

Il y a quand même un arrêt de 15 jours, presque 3 semaines maintenant. Il est difficile de savoir si justement nous allons pouvoir retrouver les automatismes rapidement. Souvent les automatismes sont liés à l’attitude et aussi à l’état de forme physique. Donc il y a vraiment un gros travail à refaire, c’est pratiquement une reprise de pré-saison. Pour l’heure, nous n’avons pas la vision exacte de l’état physique de chacun. Notamment de ceux qui ont été touchés parce qu’en fin de compte, le collectif, les automatismes et la cohésion sont dépendants d’un niveau physique à peu près homogène des joueurs. Je pense que mentalement les garçons sont prêts. Ils ont envie de revenir jouer mais nous devrons être très vigilants sur l’état physique général notamment. 

En fait, nous nous retrouvons de manière assez proche d’une situation de reprise de saison comme nous vivons au mois d’août. Certes, Il y a deux ou trois choses qui seront acquises parce que le souvenir de ce qui a été fait tactiquement et techniquement existe mais d’un point de vue physique on s’interroge sur le “Comment va-t-on être ?” et particulièrement dans les premiers temps.

Alors oui, les automatismes qui se sont créés et la façon de jouer, ça, ça va peut-être rester mais encore faut-il être capable de mettre en musique par rapport aux aspects physiques, certainement d’un niveau très inégal d’un joueur à l’autre à ce jour. De plus, on a des adversaires, qui eux, n’ont peut-être pas arrêté (Partizan et Dijon par exemple) donc il risque d’y avoir un décalage de rythme et de physique tout simplement. La volonté sera là mais je le répète soyons très vigilants sur cette reprise. Il ne va pas falloir demander trop de choses, trop vite aux joueurs, au risque d’avoir des blessures. Il faut vraiment gérer les garçons. La saison, on l’espère, va être longue. C’est à dire qu’elle va durer. On souhaite jouer, et que l’on puisse tous jouer au basket. Donc il faut faire attention car on a quand même de nombreux matchs en retard qui se sont accumulés sur cette période et il va falloir à un moment donné les repositionner. Et donc il faudra faire beaucoup d’efforts, mettre énormément d’intensité physique et mentale, gérer la fatigue générée par les matchs ainsi que par les déplacements répétés.

 

Propos recueilli par Didier Berthet au micro de Radio Scoop
Crédit photo ©Christelle Gouttefarde

En route pour Belgrade​

Notre équipe a donc pris la route pour la capitale serbe ce lundi après-midi à 14h00. Tout d’abord, départ en train direction Paris pour ensuite s’envoler pour Belgrade avec une arrivée dans la soirée. Tous les joueurs sont du voyage et tous sont qualifiés pour affronter les Partizan demain ! À l’exception de Théo Rey, qui est resté à Bourg à cause d’une blessure à la main. Le coach Savo Vucevic, convalescent lui aussi, n’est pas parti et laisse sa place à Boban Savovic pour le coaching du match de Belgrade, étant chargé de la préparation des matchs d’Eurocup depuis le début de saison.