Betclic ELITE #6 – Soirée cruelle pour la JeuPro
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Score par quart-temps : 31-13, 25-24, 18-24, 24-30
LE RÉSUMÉ
Deux formations européennes diminuées par les blessures se retrouvent ce soir à Ekinox, chacune avec des ambitions bien définies. Après un très bonne saison 2025-2026, Nanterre qui a démarré cette année avec trois succès espère décrocher un quatrième succès, tandis que la Jeu entend se rapprocher de son adversaire au classement après plusieurs semaines plus délicates. Dès les premières minutes, les deux équipes affichent leurs intentions offensives et cherchent à imposer leur rythme. Mais ce sont bien les Bressans qui prennent rapidement les commandes. Très actifs sous le cercle, Adrian Nelson et Lionel Gaudoux donnent le ton en dominant les débats au rebond et en imposant leur impact dans la raquette. Les visiteurs tentent de suivre la cadence, mais leur ancien joueur burgien Xavier Castaneda, véritable fer de lance de cette formation, peine pour l’instant à trouver des solutions offensives (5e 16-9).
Les Nanterriens manquent d’adresse et ne parviennent pas à trouver leur rythme en attaque. Une situation d’autant plus compliquée que les fautes s’accumulent pour les Franciliens, dont la rotation est déjà réduite ce samedi soir. La frustration gagne même le banc visiteur : Julien Mahé écope d’une faute technique et voit son équipe décrocher davantage. À plus de deux minutes de la fin du premier quart-temps, l’écart atteint déjà quinze longueurs. De son côté, la JL Bourg ne relâche pas la pression. Solides et agressifs défensivement, nos Bressans continuent de faire déjouer leur adversaire tout en alimentant leur compteur offensif. Après dix minutes, le premier écart est conséquent : 31 à 13.
Nanterre trouve enfin la mire à longue distance grâce à son taulier Paul Lacombe, auteur du premier tir primé francilien, avec aussi trois fautes personnelles. Mais la réaction bressane ne se fait pas attendre et la Jeu conserve une avance confortable. Les coéquipiers de Donta Scott doivent néanmoins faire preuve d’abnégation pour maintenir leur avantage. Quelques approximations et de la maladresse à proximité du cercle viennent freiner les ambitions offensives locales, tandis que la défense nanterrienne gagne progressivement en intensité (15e 42-31).
Dans cette bataille pour préserver son avance, Tyger Campbell prend les commandes de l’attaque bressane et tente de maintenir le cap. Le score fait toutefois le yo-yo et Nanterre profite de plusieurs ajustements défensifs pour retrouver des couleurs. Sous l’impulsion de Yanis Kabuaya-Diondo et de ses coéquipiers, les visiteurs parviennent à repasser sous la barre symbolique des dix points avant la pause.
La JL Bourg conserve donc les commandes, mais son excellente entame ne suffit plus à la mettre totalement à l’abri. Quelques réglages seront nécessaires au retour des vestiaires pour éviter de voir les Franciliens revenir davantage dans la rencontre. À la mi-temps, la Jeu mène 56 à 47.
Encore un coup dur...
Xavier Castaneda et Yimga-Moukouri retrouvent la mire à longue distance au meilleur des moments pour les visiteurs. Les deux hommes lancent parfaitement le troisième quart-temps avec un 6-0 qui permet à Nanterre de revenir complètement dans la rencontre et même de prendre les commandes. La JL Bourg, elle, perd progressivement le fil. En moins de trois minutes, les Bressans ont déjà atteint la limite des cinq fautes collectives, témoignant d’un sérieux manque de discipline défensive.
La situation se complique davantage lorsque les tirs ouverts ne trouvent plus le chemin du cercle. À l’inverse, les Nanterriens profitent des passages sur la ligne des lancers francs pour faire basculer la rencontre. Le rapport de force s’inverse et les Franciliens prennent l’avantage (25e 63-64).
La fin de ce troisième quart-temps se transforme alors en véritable concours de lancers francs. Les coups de sifflet s’enchaînent, les deux équipes passent régulièrement sur la ligne et le jeu perd considérablement en fluidité. Une séquence interminable, loin d’offrir le spectacle espéré aux spectateurs d’Ekinox, même si les deux formations affichent une certaine réussite dans cet exercice.
Difficile finalement de retenir autre chose de ces dix minutes qu’une succession de fautes et de passages sur la ligne. Avec déjà 47 fautes sifflées en trente minutes, la rencontre peine à retrouver son rythme. Malgré ce troisième acte particulièrement décousu, la JL Bourg conserve un léger avantage avant d’aborder les dix dernières minutes. Tout reste à faire : 74 à 71.
La JL Bourg tente de reprendre le contrôle des opérations en retrouvant un peu de rythme grâce à l’agressivité d’Assemian Moularé et Hugo Robineau. Le début de ce dernier quart-temps gagne en fluidité et le spectacle retrouve enfin un peu de sa superbe. Mais face à la défense de zone proposée par Nanterre, les Bressans retombent dans leurs travers. Les tirs extérieurs s’enchaînent sans véritable réussite et les solutions offensives se font rares. La situation est d’autant plus délicate qu’il faut composer dans la raquette sans le capitaine Lionel Gaudoux, absent depuis la fin de la première mi-temps. Les Franciliens en profitent pour creuser leur avantage et prendre deux possessions d’avance (35e 83-87).
L’heure est désormais à la réaction pour la Jeu alors que le money-time s’installe. Len Schoormann réalise un gros dernier quart-temps et tente de maintenir les siens à portée de tir, mais Nanterre parvient à conserver son matelas de deux possessions.
Les tirs à trois points ont désormais remplacé les interminables passages sur la ligne des lancers francs. Le scénario change, mais la tension reste intacte. Les défenses doivent impérativement resserrer les rangs alors que les deux équipes semblent avoir renoncé au pressing tout terrain.
À Ekinox, le match se resserre et chaque possession devient déterminante. La JL Bourg peut-elle encore inverser la tendance ou Nanterre va-t-il réussir à préserver son avantage ? Le dénouement approche et la JL reste derrière entre trois et un point de retard. Et les habituels shooteurs de lancers-francs tremblent sur la ligne. Castaneda une fois, Berhanemeskel deux fois et Scott aussi une fois. De quoi permettre à Nathan Soliman d’égaliser avec un tir longue distance à six dixième du terme. Sauf que Xavier Castaneda vient refroidir son ancienne salle avec un tir au buzzer assassin. Soirée cruelle pour la Jeu qui s’incline 98 à 101.
Crédit photo : ©Jacques Cormarèche
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