Retour sur les dernières rencontres avec François LamyPro
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mer 21 janvier 2026
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Après un premier bilan de mi-saison, nous souhaitions faire un point sur les derniers résultats plus difficiles sur ce mois de janvier.
François, on a eu quelques scénarios difficiles ce début de mois, est-ce que vous vous attendiez à une baisse de régime en janvier ?
Ce qu’on avait observé, c’est un calendrier démentiel sur décembre – janvier – février pour un effectif moins dimensionné que les équipes d’Euroleague, particulièrement avec les blessés. Nous avons eu un pic de forme en décembre, avec des résultats très positifs, beaucoup de matchs se jouant à peu de choses. Mais l’énergie physique et mentale qu’il a fallu déployer pour gagner ces matchs, on la paie à un moment. Ce moment c’est maintenant.
Nous avons sur-sollicité physiquement des joueurs pendant quelques semaines, il y a toujours une période de décompression qui suit une période de compression, qu’elle soit physique ou mentale, ou les 2, c’est une loi scientifique.
Les blessures ont-elles eu un gros impact ?
Nous essayons chaque année d’avoir une trame d’équipe, avec des joueurs interdépendants. Nous n’avons pas cette philosophie d’avoir 1 ou 2 joueurs sur-dominants, afin de compter sur l’énergie collective pour tenter d’accomplir les objectifs au maximum chaque saison, avec ce gros volume de matchs qui implique de diffuser les responsabilités, afin de diffuser le risque en cas de blessure.
Mais William McDowell-White est un pion essentiel du dispositif. Il a une vision du jeu d’élite, un impact défensif d’élite, il est altruiste au possible, et a l’expérience du haut niveau. C’est une lourde perte qu’il est difficile de compenser. L’arrivée de Will Cherry va compenser une partie de cette perte, mais c’est un nouvel équilibre à trouver.
Ca n’est pas du tout un hasard si notre réussite à 3pts a commencé à fléchir le jour où l’animateur principal de notre jeu n’était plus là. Par ailleurs, la blessure de Tre a aussi été une cassure. Il arrivait dans un pic de forme qu’il a mis du temps à atteindre, et son arrêt l’a remis en difficulté niveau rythme. Alors qu’en forme, c’est un autre énorme atout de connaissance et de sens du jeu dans l’effectif.
Que faut-il attendre pour les semaines à venir ?
Sans tomber dans le défaitisme, puisque ce n’est pas d’actualité avec cette équipe de compétiteurs, il va falloir pouvoir recharger les batteries à un moment. La trêve de février sera importante, malheureusement nous avons de nouveau des joueurs qui vont être sollicités pour les fenêtres FIBA. Pour des clubs avec des effectifs comme les nôtres, avoir des joueurs clés qui ne peuvent pas récupérer sur ces phases, c’est très pénalisant. Mais avec le retour de Will fin février, le retour dans une meilleure forme de Tre et Tajuan, nous devrions pouvoir retrouver un peu de fraîcheur début mars, pour attaquer la fin de saison en configuration optimale. En attendant, chaque victoire sera un bon résultat, et il faudra surtout éviter de se tirer de nouvelles balles dans le pied comme lors de la fin de match face à Strasbourg. L’équipe parvient toujours à développer de la qualité de jeu, comme face à Besiktas ou même Nanterre, où c’est le manque de fraicheur qui a fait fléchir l’impact défensif, mais offensivement ce sont 2 matchs de qualité qui se sont joués à peu de choses. L’énergie retrouvée permettra de remettre cet impact défensif qui a fait la différence en décembre.
Est-ce que les objectifs de fin de saison semblent remis en cause ?
Absolument pas. Notre objectif initial de top 4 en Eurocup est en passe de se réaliser, en nous sommes en position de pouvoir conserver la deuxième place, même si la première va dorénavant être difficile à atteindre. On est aussi qualifié pour la Leaderscup, une autre compétition excitante dans laquelle tout peut se jouer.
Objectivement Besiktas est à sa place, et nous à la nôtre, même si on a toujours envie d’être davantage gourmand évidemment ! Ca reste de grosses écuries, on déploie de gros efforts pour les talonner mais parfois, ça ne passe pas.
Objectivement Besiktas est à sa place, et nous à la nôtre, même si on a toujours envie d’être davantage gourmand évidemment ! Ca reste de grosses écuries, on déploie de gros efforts pour les talonner mais parfois, ça ne passe pas.
La Coupe de France est le premier épisode de décompression de l’équipe, mais va permettre de décharger légèrement le calendrier, et nous avons vu en novembre et décembre que notre équipe était capable de coups en se sublimant, même si la réalité du championnat de France est plus illisible et plus imprévisible, pour beaucoup de facteurs dont le contrôle échappe à tout le monde, mais altère la qualité de basket, et donc rend les résultats plus aléatoires. L’objectif de fin de saison sera de se positionner à la meilleure place pour conserver cette place de première force du championnat des équipes qui évoluent selon leurs moyens concrets. C’est un challenge difficile parce que cela fait 3 saisons que nous le remplissions, et de fait cela motive d’autant plus grandement les autres clubs de nous en déloger. C’est l’essence même de la compétition, à nous donc de redevenir compétitifs lorsque les circonstances seront plus favorables.
Merci François.
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