Pour la deuxième fois en trois ans, la JL Bourg s’invite en finale européenne, avec le rêve de soulever son premier trophée.

BKT EUROCUP / FINALE

MERCREDI 22 AVRIL 2026

MATCH 1

ISTANBUL

BJK GAIN SPORTS COMPLEX

19:00

MATCH 2

MARDI 28 AVRIL 2026 - 19:00

BOURG-EN-BRESSE

MATCH 3

A DEFINIR

ISTANBUL

Si nécessaire

LA PRESENTATION

Certains y verront une seconde chance. D’autres, une nouvelle opportunité. La différence peut sembler subtile, mais elle change tout. Pour notre club, elle prend une dimension bien réelle : en trois saisons, le club s’offre une deuxième finale européenne, preuve d’une progression qui ne doit rien au hasard. Un travail de longue haleine. Des idées fortes. La construction d’une entité, d’une identité. Rien de tout cela n’est arrivé par hasard. Derrière cette nouvelle finale européenne, la JL Bourg a empilé les étapes, appris, ajusté, grandi.
Cette fois, il y a du côté du staff, du club, des supporters, une expérience en plus, et peut-être autre chose aussi : la conviction que l’histoire peut s’écrire autrement.

Une rivalité qui commence en 2024

Et au cœur de cette nouvelle finale, un adversaire qui n’a plus rien d’inconnu : le Beşiktaş Istanbul.
L’histoire entre les deux équipes a réellement pris forme au printemps 2024. Cette année-là, la JL Bourg, portée par l’avantage du terrain, qu’elle n’aura pas cette fois, découvrait le club stambouliote en phase finale. Au terme d’une série accrochée en trois manches, remportée grâce à deux succès à domicile, la Jeu validait son billet pour la finale, avant de céder face au Paris Basketball. Seul Kevin Kokila a été témoin de cette histoire passée côté bressan alors que Jonah Matthews, Berk Urgulu et Igit Arslan sont encore dans les rangs adverses.

Depuis, les trajectoires se sont croisées, et cette saison la rivalité s’est affirmée. À Istanbul, les ambitions ont continué de grandir. Toujours dirigé par Dušan Alimpijević, Beşiktaş s’est construit avec des objectifs élevés, au point d’apparaître comme l’un des favoris dès l’annonce de son effectif cette saison. Les confrontations récentes ont d’ailleurs tourné à son avantage : deux victoires en phase régulière d’EuroCup (90-60 puis 99-103), et une impression de solidité rarement prise en défaut, notamment dans sa salle d’Akatlar, où le club reste invaincu sur la scène européenne. En championnat turc, seule l’armada du Fenerbahçe est parvenue à s’y imposer. Pas un hasard non plus car les deux formations dominent le championnat turc avec 23 victoires et 4 défaites.

Autant dire que cette finale a des allures de revanche… mais dans un rapport de force qui, lui, a évolué. 

Face à face de stratèges

Cette finale se jouera aussi sur le banc. D’un côté, Freddy Fauthoux, architecte de la montée en puissance de la JL Bourg depuis sa prise de fonction en 2022. De l’autre, Dušan Alimpijević, arrivé un an plus tard à la tête du Beşiktaş avec l’ambition de replacer le club parmi les références européennes. Pour rappel, l’entité stambouliote a déjà conquis l’EuroChallenge en 2012 et a désormais de grosses ambitions de rejoindre l’EuroLeague comme en 2013.

Deux trajectoires différentes, mais une même capacité à imposer une identité forte à leurs équipes. Côté burgien, le Petitou a structuré un collectif discipliné, malgré des moyens bien en dessous de ses adversaires. Tandis que le technicien serbe a rapidement insufflé intensité et exigence à un groupe construit pour viser hautLeur influence dépasse d’ailleurs le cadre de leurs clubs respectifs. Tous deux engagés sur la scène internationale avec leurs sélections nationales, ils incarnent une nouvelle génération d’entraîneurs capables d’allier projet de jeu clair et adaptation permanente.

Ces deux visions se reflètent directement dans les chiffres. L’équipe turque impose un tempo offensif supérieur : plus de 92 points de moyenne, une adresse élite à deux points (58,4 %, première compétition) et à trois points (39,4 %, deuxième compétition) et une circulation de balle aboutie avec près de 22 passes décisives. À l’inverse, la JL s’inscrit dans un registre plus contrôlé, moins prolifique mais plus équilibré.
Défensivement, la tendance s’inverse partiellement. La JL Bourg se distingue par sa capacité à faire déjouer les shooteurs adverses (31,2 % de réussite moyenne à 3 points pour ses adversaires) avec un total de points encaissés en moyenne à 77,8 points par rencontre.

Ce contraste illustre parfaitement l’opposition de styles : d’un côté, une équipe d’Istanbul tournée vers l’impact et l’efficacité immédiate, de l’autre, un collectif burgien plus structuré, sans véritable tête de gondole, capable de ralentir le rythme et de contrôler les séquences.

Des scénarios différents en demi-finale

En s’imposant en deux manches (91-72 puis 82-72), le Beşiktaş n’a jamais réellement laissé respirer son voisin du Bahçeşehir Koleji. Un derby globalement maîtrisé, même si le début de la première rencontre avait laissé entrevoir quelques difficultés pour le futur finaliste. Mais l’essentiel a été assuré avec autorité, dans la continuité d’une dynamique déjà bien installée.

De son côté, la JL Bourg s’est retrouvée en difficulté dès le premier match face à Türk Telekom, lourdement battue à domicile (71-91) et contrainte de réagir. Dos au mur, nos joueurs ont su renverser la situation en Turquie (76-73), avant de confirmer leur montée en puissance au retour (94-78), validant ainsi leur qualification pour la finale.

Au terme de ces parcours contrastés mais maîtrisés dans les moments clés, ce sont donc le premier du groupe B et son dauphin qui se retrouvent pour conclure cette campagne européenne, dans une finale attendue entre deux équipes qui se connaissent désormais parfaitement.

La JL outsider face à l'armada du BJK

La tête d’affiche d’Istanbul élue dans la meilleure équipe de la compétition, Ante Žižić (12,6 points et 7,5 rebonds de moyenne), ne s’en cache pas. En interview pour Euroleague Basketball, le pivot croate l’assure : Beşiktaş aborde cette finale avec le statut de favori. Un rôle renforcé par un contexte bien particulier. Avec l’avantage du terrain et un public réputé bouillant, les Stambouliotes évolueront dans un environnement à forte charge émotionnelle, une pression qui pèsera sur les deux équipes, mais dont ils ont l’habitude de se nourrir.

Passé par la NBA sous les couleurs des Cleveland Cavaliers entre 2017 et 2020, puis par l’EuroLeague avec le Maccabi Tel Aviv, Anadolu Efes et la Virtus Bologne, il a choisi de franchir un cap différent en rejoignant un projet ambitieux, avec l’objectif d’y apporter son expérience du très haut niveau. Et face à la JL Bourg, son impact a déjà été décisif. Dominant à l’aller avec 15 points et 14 rebonds, puis restant incontournable au retour avec 24 points, il s’est imposé comme l’un des points d’ancrage majeurs de la confrontation.

La profondeur de l’effectif stambouliote s’est également exprimée à travers d’autres armes offensives. Lors du match retour à Ekinox, Jonah Mathews (21 points, ex-ASVEL) et Brynton Lemar (17 points, passé par Le Mans) ont pris le relais pour maintenir l’équilibre offensif de Beşiktaş dans une rencontre particulièrement disputée. Une polyvalence qui s’ajoute à celle d’un groupe capable de se réinventer selon les temps forts.
En demi-finales, c’est Devon Dotson qui s’est illustré, avec 16 points, 4,5 rebonds et 5 passes de moyenne sur les deux manches victorieuses face à Bahçeşehir, confirmant la capacité du collectif turc à faire émerger différents leaders selon les moments.
Autour de ces individualités, Istanbul s’appuie également sur un noyau expérimenté et polyvalent, avec des joueurs comme Anthony Brown (passé notamment par Limoges et Boulogne-Levallois), Conor Morgan ou encore Vitto Brown (ex-Monaco), symbole d’un effectif construit pour performer à haut niveau européen.

Dans ce contexte, la JL Bourg répond avant tout par le collectif. C’est cette force qui a permis à des joueurs comme Both Gach et Darius McGhee de s’imposer et d’être récompensés par une nomination dans la deuxième équipe de la BKT EuroCup 2025-2026.
Le meneur aindinois a particulièrement brillé lors du match retour avec 25 points, 5 rebonds et 3 passes, maintenant longtemps Bourg dans le match retour en tête. De son côté, le sud-soudanais a gagné en régularité au fil de la saison, avec une montée en puissance marquée depuis janvier et une demi-finale solide (17 points et 4 rebonds de moyenne sur trois manches), illustrant la progression collective du groupe burgien.

Et maintenant... Vivons l'instant

2024, une première finale. 2026, une confirmation. La JL Bourg n’est plus un petit poucet européen. Elle s’est imposée face aux capitales du continent comme ce poil à gratter capable de tout renverser, sans jamais renier son identité.

Mais au-delà des résultats, c’est une manière d’être qui s’est installée. Une façon de vivre le moment présent, de s’accrocher à chaque instant comme une opportunité unique. “Vivons l’instant”, ce slogan cher au club et à Pierre Murtin, résonne aujourd’hui avec encore plus de force.

Dans cette nouvelle finale, il y aura de la fierté, d’abord. Celle d’être encore là, à ce niveau, parmi les meilleures équipes européennes. Mais il y aura surtout de l’ambition. Celle de ne pas se cacher, de ne pas se contenter d’exister, et de continuer à écrire une histoire.
Parce qu’au fond, ce qui se joue désormais n’est plus seulement une finale. C’est la soif de vaincre. TOUS ENSEMBLE DERRIERE LA JL BOURG !

Allez la Jeu !
#WeRedy

Le parcours rouge & blanc décrypté

Un départ parfait pour lancer la dynamique

La campagne a débuté idéalement avec une série de quatre victoires consécutives.
À Trento d’abord (48-79), puis face à Türk Telekom (88-80), à Panionios (56-66) et contre Lietkabelis (93-65), la JL Bourg impose immédiatement sa patte : intensité défensive, jeu collectif et maîtrise des fins de matchDarius McGhee s’y distingue déjà comme moteur offensif, pendant que le collectif s’installe dans une dynamique parfaite.

Istanbul, premier revers

Mais la première vraie difficulté arrive à Istanbul, face au futur finaliste, le Beşiktaş.
Battue largement (90-60), la JL Bourg découvre alors ce qui sera l’un des principaux défis de sa saison : répondre à l’intensité physique des cadors européens. Mais aussi à la folie d’une salle pleine à craquer et derrière son équipe.

Le réveil du caractère à Ekinox

Le 4 novembre marque un tournant mental. Opposée à Niners Chemnitz, Bourg est longtemps en difficulté, accusant jusqu’à 13 points de retard. Mais dans le dernier quart-temps, tout bascule.
Un 27-17 dans les dix dernières minutes renverse totalement la rencontre (85-82). Un premier signal fort : cette équipe sait souffrir… et revenir.

Confirmation et montée en puissance

Dans la foulée, la dynamique se poursuit avec une victoire importante face à Budućnost (88-73).
Puis, en décembre, la JL Bourg continue de creuser l’écart avec ses concurrents directs, s’installant dans le haut du classement et consolidant sa position.
Mais cette période est aussi celle d’un avertissement.

Trento, la claque qui réveille

Face à Trento, à Ekinox, la chute est brutale (73-91). Une défaite lourde, marquée par une équipe italienne en pleine montée en puissance, future prétendante sérieuse dans la compétition.
Ce revers agit comme un rappel : rien n’est acquis. Et chaque match compte.

Une fin d’hiver sous tension

En janvier, les difficultés s’enchaînent. Les blessures notamment de Tre Mitchell et Will McDowell-White fragilisent la rotation burgienne, au moment où le calendrier s’intensifie.
Pourtant, même face à Beşiktaş, Bourg reste dans le coup sans parvenir à faire basculer la rencontre (99-103).
Dans la foulée, une défaite en Allemagne face à Chemnitz (88-82) confirme ce passage plus délicat.

Le tournant londonien : un match fou

Le vrai moment charnière arrive contre les London Lions. À 50 secondes du terme, Bourg est encore mené de 8 points (77-85). Puis tout s’accélère. Un 9-0 final totalement improbable, porté par Assemian Moularé et un Darius McGhee décisif, renverse complètement la rencontre. Victoire 86 à 85. Ekinox explose. Et surtout : qualification assurée en quart-de-finale avec une deuxième place certaine.

Une dernière bataille pour la première place

Tout restait encore possible. Avec la défaite simultanée de Beşiktaş face à Trento, la première place devenait mathématiquement accessible. Mais il fallait gagner, face à un Budućnost encore concerné par une qualification. Dans un match tendu (96-84), la JL Bourg s’incline une dernière fois avec sérieux mais sans conserver son trône.

Quart de finale et demi-finale : la montée en intensité

En phase finale, la JL Bourg change de dimension.
En quart de finale, face à Cedevita, elle s’impose dans un match sec accroché (83-79), porté notamment par Adam Mokoka (20 points) et une gestion maîtrisée des temps faibles.

En demi-finale, le scénario devient plus instable.
Opposée à Türk Telekom, Bourg chute lourdement à domicile lors du match aller (71-99), un revers brutal qui aurait pu faire basculer la série. La découverte aussi pour beaucoup de joueurs de ce niveau de la compétition. La réaction est immédiate : victoire à l’extérieur (73-76), puis confirmation dans un match décisif maîtrisé (94-78), où Both Gach monte en puissance au meilleur moment.
Une qualification arrachée avec caractère, des supporters en folie, au terme d’une série révélatrice de la solidité mentale du groupe.

Une saison de maturité

Au final, ce parcours raconte une chose simple : une équipe qui apprend à gagner, à survivre dans les temps faibles et à exister dans les moments forts.
Ni parfaite, ni dominante de bout en bout, mais suffisamment solide pour s’installer au niveau européen et s’offrir une nouvelle finale !

ISTANBUL EN CHIFFRE

PALMARES

FONDATION

NB DE PARTICIPATIONS A L'EUROCUP

1975, 2012 : Champion de Turquie
2012 : EuroChallenge
2012 : Coupe de Turquie

1900
0

COULEURS

CAPACITE DE LA SALLE

BOURG <-> ISTANBUYL

places
0
km
0
LES INFOS EN PLUS

CONFRONTATIONS DEPUIS 2021

2 victoires

3 victoires

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Crédit photo : ©Alx Bertrand