Crédit Photo : Vincent Janiaud

Durant cette pause sportive, nous avons décidé de vous faire revivre les 20 dernières années de la JL. Aujourd’hui, à la loupe la période allant de 2009/2013. 

Retrouvez ici la première partie : 1999-2004, l’éclosion d’un club

Et la deuxième partie : https://www.jlbourg-basket.com/2020/03/29/2004-2009-des-sommets-a-la-descente-2-5/

PARTIE 3

L’enlisement

En cette saison 2009/2010, le choix du changement est encore de mise pour les dirigeants de la JL Bourg. Cette fois, le club sécurise l’arrivée de Fabrice Courcier et Vincent Lavandier pour un an avec deux années renouvelables. Stéphane Dondon poursuit lui dans sa deuxième année alors que Charly Bronchard et Gary Chathuant entrent dans leur troisième. L’idée d’une nouvelle salle commence de plus en plus à être évoquée. En effet, la Jeu ne fait pas rêver au niveau de ses infrastructures et le « Hangar » devient de plus en plus vétuste et ce projet, évoqué depuis 2004, n’est toujours pas sorti de terre. Alors niveau sportif, tout le monde espère prendre un temps d’avance qui pourrait tout faire accélérer.

Dans le recrutement, l’ancien technicien en championnat féminin enrôle un gros shooteur avec Thomas Dubiez et une raquette bien équilibrée avec Dan Coleman et Jo McClark, un duo bien servi par Bryan Mullins qui prend possession de la mène. Un équilibre offensif (76,9 points inscrits sur la saison) et défensif (71,9 points encaissés sur la saison) qui change des deux exercices précédents.

Après dix-sept rencontres et déjà sept défaites, l’adaptation n’est pas totalement là, notamment pour les anciens. Le leader palois est loin devant et même son éternel rival limougeaud n’arrive pas à suivre. Bourg n’est vraiment pas loin d’un nouveau top 4, mais quelques chutes face à notamment Antibes et Nantes qui jouent le maintien coûtent au final chers aux Bressans. En effet, malgré l’arrivée de Mladjen Sljivancanin en fin de saison qui s’impose vite comme un fort joueur, l’équipe termine sur deux victoires pour deux défaites et se voit attribuer la cinquième place avec vingt et une victoires, deux de moins que le dauphin limougeaud et une que le voisin aixois qui partage le podium avec Lille.
Ce sera donc sans l’avantage du terrain que la troupe aindinoise va affronter son rival Aix-Maurienne pour trois derbys intenses. L’équipe de Simon Darnauzan, alors Aixois, s’impose sur une ultime, cinglante (79-54). Cette fois, le stade des quarts n’est même pas passé par la Jeu qui n’aura pas le choix de rebondir encore et encore.

Angelo Tsagarakis sous le maillot burgien © Vincent Janiaud

Le duo Courcier-Lavandier, dont les deux protagonistes sont d’ailleurs nés le même jour, à toute la confiance de l’équipe dirigeante et voit sa clause de deux saisons supplémentaires activée. De quoi installer un peu de stabilité pour le club qui a vu passer quatre coachs différents entre 2006 et 2009. L’ancien international Cédric Ferchaud vient apporter son expérience et son adresse en lieu et place de Dubiez alors qu’un certain Jérôme Sanchez commence à pointer le bout de son nez. David Monds semble être lui aussi un bon remplaçant pour McClark avec l’appui de Kevin Corre tandis que le retour d’Angelo Tsagarakis n’est pas pour déplaire au public, lui qui avait effectué une pige durant les Playoffs de 2008. Mais le mauvais choix aura sûrement été celui du poste de meneur. Parfait Bitee ne convainc pas et rime avec neuf défaites en quatorze rencontres pour débuter la saison ! Le pire démarrage de la JL dans la deuxième division va être fatal pour le meneur qui se fait remplacer par Dean Oliver.
Dans ce paysage de Pro B qui semble se renouveler, Nanterre semble bien filer vers l’Élite avec les deux équipes reléguées de Pro A, Dijon et Rouen sur ses talons. Pour autant, la JL Bourg retrouve petit à petit le succès. Jusqu’à cette ultime série de quatre défaites notamment contre les deux leaders du championnat. Là où les Bressans auraient pu accrocher les Playoffs avec dix-neuf succès, ils restent bloqués à un bilan équilibré (17v-17d) et une onzième place. Petit à petit, l’entité burgienne régresse dans le classement et cela ne va pas s’arranger.

Nouvelle page en vue

Dans le même temps, en interne, on semble préparer la suite avec l’arrivée du slogan « En route vers la nouvelle salle ». La JL Bourg commence sa mue dans son organigramme extra sportif afin de retrouver une stabilité. Maurice Beyina voit son poste se diviser en deux avec la division du pôle sportif et du pôle administratif et ne souhaite pas poursuivre l’aventure dans ce contexte. Si ce n’est pas encore le cas sur le terrain, dans les bureaux, le club arrive à la fin d’un cycle. Jean-Luc Tissot, après avoir été joueur et président prend en main les opérations basket et dans son sillage Fabrice Pacquelet devient le directeur commercial, marketing et communication. La première pierre d’un nouveau projet qui se profile est posée. Surtout que la JL Bourg sait désormais qu’elle va bientôt avoir le droit à une nouvelle salle. À ce moment, le futur écrin est annoncé pour 2013 et le club comme la ville en ont bien besoin.

Pour le sportif donc, la régression semble bel et bien continuer. Pourtant, la JL pique une valeur sûre du championnat avec Moses Sonko qui arrive de chez le voisin Aix pour former un duo avec Ousmane Barro. En cette année de lockout NBA, la seule vraie éclaircie de la saison des coéquipiers d’un Jesse Delhomme qui prend de plus en plus de place dans le groupe est sans aucun doute la victoire face aux JSA Bordeaux de Boris Diaw. En ce 5 novembre 2011, le club aura le droit aux caméras de Stade 2 pour filmer une victoire (86-70) après une série de trois revers. On vous invite d’ailleurs à revoir ce reportage ci-dessous.
En bref, une nouvelle phase morose et un bilan terne de seize victoires voient échouer la JL aux portes des Playoffs. Pour la deuxième année consécutive, les supporters ne verront pas de rencontres supplémentaires et cette fois-ci, le cycle semble bien arriver à son terme pour le sportif.

Le changement et le retour

De gros mouvements vont une nouvelle fois se profiler. Courant mars 2011, alors que la saison suit son cours, Gérard Mirmand annonce qu’il va passer la main à un homme en charge depuis dix ans des finances du club, Julien Desbottes. Dans le même temps, à Limoges, l’objectif est bel et bien la remontée, et pour de bon cette fois-ci, avec Fred Sarre aux commandes. ! En cours de saison,  le coach va tout de même faire un choix : celui de revenir à la Jeu pour la rentrée suivante ! Avec ces deux bouleversements, le duo Courcier-Lavandier va devoir faire ses valises malgré une ultime année de contrat et surtout, le nouveau projet burgien est écrit : retour dans l’Élite sous trois ans et « faire de la JL un club identitaire dans le monde du basket en cohérence avec nos valeurs et le potentiel de notre territoire ». Bien évidemment, Gérald Simon va également faire son retour afin de reformer la doublette qui a fait les beaux jours de la JL Bourg en Pro A. Ekinox est désormais en vue et tout un club entre dans une nouvelle dimension.

Philippe Braud lors de sa première saison

Le retour du duo Sarre-Simon va être accompagné par le recrutement de joueurs qui viennent de l’Élite avec les Roannais Philippe Braud et le plus jeune Alexis Tanghe. Moses Sonko reste et David Monds fait son retour. Ce dernier sera mis à pied au cours de la saison pour ne pas avoir voulu participer à une rencontre.
Jérome Sanchez est responsabilisé par le technicien limougeaud et le spectaculaire LD Williams remporte même le concours de dunk au All Star Game avant d’être remplacé, pour blessure, par Jason Forte. La première partie de saison voit s’enchainer plusieurs miniséries de défaites avant que les victoires ne prennent la suite. La JL tente de se guérir de ses maux et retrouve au fil du temps, un bilan positif. Au soir de la 34e journée, à Boulogne-sur-Mer, la Jeu est dos au mur : elle doit s’imposer à Boulogne et espérer la victoire d’Aix, qui n’a plus rien à jouer, à Rouen pour pouvoir obtenir la huitième place qualificative aux Playoffs. La formation Aixoise de Mérédis Houmounou et de Simon Darnauzan s’impose au bout du suspense 81 à 83 sur le parquet de Rouen où l’on retrouve alors’OD Bassett, Gary Chathuant et Max Courby.  Dans le temps, la JL s’impose (65-86) à l’extérieur également. Le Jeu retrouve les Playoffs, face au leader palois, et s’incline en trois manches. Oui, la saison aura été une nouvelle fois compliquée, mais avec dix-neuf matchs remportés et une huitième place arrachée, il semblerait que la Jeunesse Laïque se soit sorti la tête de l’eau…

Corentin Maréchal
EN CHIFFRES

Classements

09-10 | Pro B | 5ème sur 18
21 victoires - 13 défaites
10-11 | Pro B | 11ème sur 18
17 victoires - 17 défaites
11-12 | Pro B | 9ème sur 18
16 victoires - 18 défaites
12-13 | Pro B | 8ème sur 18
19 victoires - 15 défaites

Meilleurs joueurs

Meilleur marqueur : Daniel Coleman (14,7 points)
Meilleur rebondeur : Jonathan Mcclark (8,5 rebonds)
Meilleur passeur : Bryan Mullins (5,8 passes)

Meilleur marqueur : David Monds (14,6 points)
Meilleur rebondeur : David Monds (8,4 rebonds)
Meilleur passeur : Dean Oliver (5,5 passes)

Meilleur marqueur : Moses Sonko (18,2 points)
Meilleur rebondeur : Ousmane Barro (8,5 rebonds)
Meilleur passeur : Donald Copeland (5,3 passes)

Meilleur marqueur : Moses Sonko (16 points)
Meilleur rebondeur : Jason Forte (7,1 rebonds)
Meilleur passeur : Stéphane Dumas​ (5,4 passes)