Étiquette : Pro

Betclic Elite #30 – Dernière journée, dernier espoir

Sous pression avant la dernière journée, la JL Bourg et le BCM Gravelines-Dunkerque jouent gros ce week-end à Ekinox.

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Betclic ELITE #29 – Nouveau revers

Dernier déplacement de la saison régulière, chez nos voisins dijonnais.
Comme on le sait, chaque match est décisif pour aller chercher les playoffs sans passer par les play-ins. Pour cela, c’est très simple : aucune défaite n’est autorisée.

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Betclic Elite #29 – La JL doit reprendre son destin en main

À deux journées de la fin, la Jeu n’a plus le droit à l’erreur pour éviter les Play-in.

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Betclic ELITE #21 – La JL s’incline dans le Derby à l’Astroballe

Dans la course aux playoffs, la JL Bourg espérait recoller au top 4, mais s’incline finalement sur le parquet de l’Astroballe.

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Betclic Elite #21 – Session de rattrapage à Villeurbanne

En match de rattrapage, la JL Bourg se déplace chez son voisin Villeurbannais pour concrétiser ses espoirs de top 4.

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Betclic ELITE #28 – Contrecoup contre St-Quentin

Après la tempête vient le calme. Après l’euphorie vient le sérieux. Retour à la réalité du championnat avec un match important pour le classement : la réception de Saint-Quentin.

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Champion, vision Euroleague… Discussion avec François Lamy

Alors que le club se remet doucement de ses émotions après mardi soir… une autre question semble avoir pris le relai des célébrations dans toutes les têtes : la JL Bourg va t-elle pouvoir aller en Euroleague ? On vous propose d’en parler avec François Lamy.

François, on a d’abord envie de commencer avec une question moins prise de tête : Ça fait quoi d’être Champion d’Europe ?

Ça fait énormément plaisir de voir tout ce monde en état de grâce, beaucoup d’émotions positives. Ce club méritait de valider la qualité du travail depuis de nombreuses années. C’est aussi une motivation pour continuer à avancer, trouver des moyens de continuer à être compétitifs, et de procurer du plaisir et des sensations fortes à l’ensemble de la communauté qui suit le club, et ses dirigeants qui le méritent amplement.

Avec une toute nouvelle équipe en plus, 11 nouveaux joueurs, c’est une vraie prouesse.

Il n’y a pas de recette miracle, les certitudes sont les ennemies de la progression. On a réussi à créer un collectif uni cette saison, et nous essaierons de conserver cet esprit de cohésion et d’adhésion à cet objectif de surperformance. Mais je pense que les coachs aspirent à ce qu’on ne change pas 11 joueurs chaque saison, et moi non plus, les étés sont trop remplis. On s’adapte, on travaille, on fait de notre mieux, mais on n’est pas les seuls. Un trophée c’est une validation, mais il y a beaucoup de gens qui travaillent très bien. Notre victoire va les inspirer et les motiver et tant mieux. Je reçois énormément de messages de clubs européens avec des moyens limités, qui sont très heureux de ce résultat. C’est une belle réussite, mais elle doit nous servir à nous motiver à travailler encore plus, parce que c’est ce que les autres vont faire pour vivre la même aventure.

Rentrons maintenant dans le vif du sujet. L’Euroleague, seulement un rêve ou une solution à étudier ?

J’ai la chance de très bien connaître le sujet. J’ai intégré l’Asvel en 2019 spécifiquement avec un objectif d’obtention de licence permanente, obtenue en 2021, puis travaillé au Zalgiris Kaunas spécifiquement sur les sujets de gouvernance de la compétition dans une période pas évidente pour l’organisation. C’est évidemment un rêve, un objectif ultime pour beaucoup d’acteurs du basket, et à ce titre, cela crée un devoir d’étudier le sujet sérieusement, notamment pour ne pas dévaloriser la notion de mérite sportif. Elle est importante à protéger, parce qu’elle permet justement à beaucoup de monde de rêver, d’avoir des ambitions. Rêver et ambitionner, ça ne doit pas être réservé à une élite protégée par des moyens financiers. Ce serait ignorer la réalité de 99,99% des gens qui sont passionnés par ce sport. Donc nous allons tout étudier sérieusement, ne rien prendre à la légère, dans un contexte général que j’estime bien connaître.

"C’est évidemment un rêve, un objectif ultime pour beaucoup d’acteurs du basket, et à ce titre, cela crée un devoir d’étudier le sujet sérieusement, notamment pour ne pas dévaloriser la notion de mérite sportif."

Peux-tu nous parler des restrictions, des freins que l’Euroleague demande ? On entend beaucoup parler de la taille des salles, du nombre de matchs, du minimum salarial, etc…

C’est très important d’avoir les moyens de ses ambitions. Nous ne sommes plus dans le rêve, mais dans l’étude concrète de réalisme, pour continuer à délivrer un travail de qualité. Les contraintes matérielles et financières du cahier des charges sont une chose, mais nous avons prouvé que nous savions optimiser les moyens financiers, et le club et Julien ont maintes fois prouvé le sérieux budgétaire. Donc le sujet est plus sur la capacité à continuer à délivrer du travail de qualité, dans un tout nouveau contexte qui est épuisant. Des 4 saisons que j’ai passées à travailler en Euroleague, avec des clubs avec des moyens extrêmement limités, il y a des périodes dans la saison où l’ensemble des acteurs sont dans une forme de somnambulisme, où on essaie d’avancer en étant rincés, épuisés, et c’est une réalité à prendre en compte. 38 matchs de saison régulière, c’est plus de 2 fois l’Eurocup, 11 double weeks, c’est autant de semaines à 3 matchs, des déplacements obligatoirement en vols charters pour ces double weeks… Il y a un côté évidemment stimulant à le vivre, mais c’est aussi épuisant, il faut en avoir conscience.

Avec un cahier des charges qui a évolué ces dernières années ?

Le cahier des charges n’a pas tant évolué. L’obligation de salle de 5.000 places pour les clubs en « associated clubs licence » date presque de l’origine. La mise en place des mécanismes de Financial Fair Play en 2024 a intégré un plancher salarial, avec la contrainte supplémentaire que les charges salariales sont exclues de ce calcul, ce qui est extrêmement pénalisant, et d’ailleurs injuste, pour les pays à la fiscalité salariale élevée. Plus que le cahier des charges, c’est la réalité financière générale qui a beaucoup évolué. Le mouvement inflationniste général dans le marché du basket mondial a drivé les salaires « moyens » vers des montants qui étaient il y a seulement quelques années des top salaires. La plupart des rosters d’Euroleague sont constitués de joueurs avec des salaires annuels médians autour du million d’euros nets. Ca c’est très nouveau, et je ne l’ai pas connu puisque j’ai quitté l’Euroleague en 2022 en arrivant à la JL.

A ton avis, l’Euroleague est-elle indispensable dans l’évolution du club ?

Elle pourrait être utile, mais elle n’est pas indispensable, mais pour en revenir à une question précédente, le sujet ne se balaie pas d’un revers de la main, encore une fois par respect pour les rêves et ambitions de nombreuses personnes. Ce qui est indispensable, c’est de vouloir continuer à produire un travail de qualité, à permettre à des joueurs d’atteindre leur plein potentiel à nos côtés, et continuer à vivre des aventures humaines exaltantes qui permettent d’apporter du « mieux vivre » aux acteurs et aux gens qui suivent le club.

Si nous n’y allons pas, quel est le programme ?

Si toutefois nous n’y allions pas, le programme serait d’écrire un nouveau chapitre avec le staff et les joueurs présents, et ceux qui vont nous rejoindre, et avec le reste des salariés et dirigeants du club, qui se donnent tout autant que les joueurs et le staff, sans compter, pour vivre et faire vivre des moments inspirants. On n’apportera jamais la garantie du résultat, par contre le programme va être de continuer à fournir des efforts constants et très engagés. C’est important de garder en tête la quantité de travail et d’efforts que tout cela représente, pas seulement quand il y a des victoires retentissantes.

Donc en Eurocup aussi ? Est-elle encore pertinente une fois que tu l’as remporté ?

Personnellement, j’adore cette compétition. Elle permet de regrouper des gens qui ont l’ambition d’évoluer à un niveau supérieur, et qui sont prêts à fournir des efforts pour y arriver. Cette compétition est vitale pour l’écosystème du basket européen. Je lis souvent qu’il y a trop de compétitions internationales de basket, que c’est illisible, etc… Les basketteurs d’aujourd’hui veulent jouer, se développer, explorer toutes les opportunités que le monde peut leur offrir. Donc ce discours n’a plus de sens, les temps ont changé. Pour revenir à l’Eurocup, j’espère qu’elle va durer longtemps, et si nous sommes appelés à continuer à la jouer, j’espère qu’on portera fièrement les valeurs qu’elle véhicule, de dépassement, d’optimisation, de trouver des chemins alternatifs vers l’élite du basket mondial… Je pense à tous les clubs de cette compétition qui délivrent du travail de qualité indispensable pour alimenter le sommet de la pyramide du basket mondial, Ulm, Trento, Cedevita, Turk Telekom Ankara, Cluj,…

Cette compétition est un laboratoire, et nous sommes d’ailleurs en train de travailler sur la finalisation du projet global de la JL Bourg de créer un écosystème complet d’un club portant le sujet de la pérennité, de la viabilité économique du sport professionnel d’élite, en le joignant à l’utilité de l’ensemble pour la communauté qui le soutient. Sana est en construction, c’est une pierre magnifique à l’édifice du club, comme le 1055 l’était avant, comme le trophée d’Eurocup l’est cette saison. Mais il y a d’autres pierres à ajouter. Julien Desbottes est un bâtisseur, il nous motive à continuer à nous dépasser, c’est aussi dans tout ça que se niche la pertinence de continuer avec les recettes de la JL Bourg.

Quelles sont donc les prochaines échéances décisionnelles pour le comité de Direction ?

Nous allons échanger avec beaucoup de monde, pour avoir tous les éléments pour prendre la meilleure décision. J’ai la chance d’avoir gardé le contact avec beaucoup de dirigeants de clubs d’Euroleague avec une licence permanente, qui ne l’oublions pas, sont les propriétaires de l’Euroleague à travers leurs licences. Il est donc important d’échanger avec eux pour aussi comprendre leurs aspirations et leurs objectifs pour l’Eurocup, et donc le vainqueur de l’Eurocup, cette saison mais aussi à l’avenir. Nous sommes dans une phase avec beaucoup d’incertitudes sur le paysage des compétitions internationales de basket. Et autant les certitudes sont les ennemies de la progression, autant les incertitudes en sont les annihilatrices.

Je vais donc consulter beaucoup de monde, échanger avec les dirigeants actuels de l’Euroleague, non pas pour « défendre le dossier » de la JL Bourg, mais pour bien saisir la place que pourrait avoir ce projet de club dans l’Euroleague actuelle, et délivrer le résultat de cette consultation aux dirigeants du club et au Président, qui au bout du compte sont ceux qui prendront la décision finale. Je sais juste que quelle qu’elle soit, ce sera la bonne, et qu’elle aura des effets positifs de long terme.

Merci François.

Betclic Elite #28 – Après l’euphorie Saint-Quentin

La Betclic ELITE reprend ses droits avec deux dernières semaines décisives.

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BKT Eurocup Finale – Match 2 – LA JL CHAMPIONNE D’EUROPE !!!

Tout simplement champions d’Europe !

BKT EUROCUP / FINALE 2

73

71

Score par quart-temps : 25-17, 13-23, 17-12, 18-19

LE RÉSUMÉ

Dès l’entre-deux, le match 2 de ces finales européennes démarre sur la ligne des lancers francs pour les deux équipes, avec une première faute provoquée par Ricky Lindo, puis de l’autre côté du parquet par Ante Zizic. Les Burgiens, très agressifs, cherchent à attaquer la raquette adverse, tandis que leur adversaire turc tente constamment de trouver son géant dans la peinture pour alimenter le score. Les lignes extérieures sont complètement closes et il faut redoubler d’efforts pour se frayer un chemin vers le cercle. Pas de paniers faciles donc, et un premier quart-temps qui ressemble déjà beaucoup à celui du match aller, avec peu de points (5e 11-9).
L’important, une nouvelle fois, c’est le contrôle du rebond offensif adverse. La JL a déjà laissé des points en route et doit encore mieux sécuriser ce travail éprouvant. Et puis il y a les lancers francs, qu’il ne faut pas gâcher, même si les deux équipes affichent pour le moment peu de déchet dans cet exercice. Il faut dire que la présence sur la ligne est importante, au vu de l’agressivité qui règne sur le parquet. À moins de trois minutes du terme, les deux équipes sont déjà dans la pénalité. Jonah Mathews illustre cette tension avec une faute antisportive dangereuse sur Assemian Moularé. L’ambiance est folle et la JL parvient à réaliser un premier break de dix points, pour finalement conclure le quart-temps sur le score de 25 à 17.

Chaque possession compte et, avec quelques échecs offensifs, la JL voit les visiteurs revenir sur ses talons. Les fautes s’enchaînent, le jeu est très haché et le temps semble s’étirer. Avec de nouvelles combinaisons, Mathews et Zizic poursuivent leur travail au scoring, tandis que la défense turque ferme désormais la raquette. Le small-ball est de mise, d’autant plus qu’Agee compte déjà trois fautes et Kokila deux (13e 29-24).
Les Burgiens tentent de recréer un écart, mais les tirs ouverts ne rentrent pas. À l’inverse, Anthony Brown égalise sur une action bien exécutée. Jusqu’ici bien contenu, Botch Gach lui répond avec un 3+1 dans une atmosphère irrespirable (15e 33-29).
Freddy Fauthoux est contraint de gérer ses rotations et de remettre Tajuan Agee, malgré ses trois fautes, lorsque son capitaine est lui aussi sanctionné d’une troisième faute. Mais Agee commet rapidement la quatrième… Le match est encore long et, au vu des fautes des intérieurs adverses, il faudra rester solidaires collectivement. Après un léger répit, tout est à refaire, et le sort s’acharne même sur Tre Mitchell, qui prend une troisième faute et envoie Brinton Lemar sur la ligne des lancers francs. Pour la première fois du match, celui-ci donne l’avantage à son équipe. Tout devient compliqué dans cette fin de quart-temps : l’adresse fuit les Burgiens et Beşiktaş appuie là où ça fait mal. Heureusement, Adam Mokoka trouve enfin la mire dans le corner pour limiter la casse à la pause, 38 à 40.

La Jeu réussit à tout renverser

Le retour des vestiaires est crucial… et pourtant la JL encaisse un 6-0 d’entrée, ce qui n’a rien de rassurant. C’est même le plus gros écart en faveur des joueurs d’Istanbul. Une réaction intervient après un temps mort, mais il faut désormais concrétiser les bonnes séquences défensives, car Beşiktaş montre aussi des failles (25e 44-48).
Petit à petit, la JL recolle en provoquant son adversaire. Ekinox rugit à nouveau et il faut désormais passer devant. Le match bascule dans un registre très défensif. Adam Mokoka redonne un court avantage aux siens, mais le mano à mano est éprouvant et, malgré plusieurs opportunités, Bourg ne parvient pas à creuser l’écart. Il reste dix minutes pour aller chercher le titre, et le tir à trois points au buzzer de Tajuan Agee, malgré ses quatre fautes, redonne l’avantage à la JL, 55 à 52.

Adam Mokoka enflamme la salle avec un dunk et relance totalement son équipe. C’est l’ultime acte : Ekinox se lève, s’assoit, hurle. Mais rien n’est encore fait et les deux équipes continuent de se répondre. La gestion des fautes devient un véritable casse-tête pour les Burgiens, mais les sacrifices sont nécessaires (34e 63-56).
Les minutes défilent plus vite qu’en début de match. Le capitaine Kevin Kokila enchaîne lancers francs et paniers pour répondre à un Jonah Mathews omniprésent. De +7 à une seule possession d’écart, il n’y a qu’un pas face à ce talent offensif. Le money time s’écoule et il faut désormais marquer à tout prix, car les shooteurs adverses se réveillent (38e 68-66).
La fin de match se joue uniquement en un contre un. Mathews trouve encore la mire et fait taire Ekinox, mais Will McDowell-White lui répond avec un step-back. Il faut tenir après le dernier temps mort de Dusan Alimpijevic (39e 71-68). La JL sait ce qu’elle doit faire : scorer, impérativement. Gach manque la cible sur pénétration, le rebond offensif est capté, mais la balle repart de l’autre côté et Mathews égalise à 15 secondes du terme (71-71). Temp-mort.

Dernière possession pour la JL…Et le MVP Adam Mokoka délivre tout un peuple en bout de possession. CHAMPIONS D’EUROPE ! POUR L’HISTOIRE.

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Crédit photo : ©2026 Euroleague Basketball

BKT Eurocup Finale #2 – Une marche encore à franchir

La JL Bourg est à 40 minutes d’un exploit historique. La bataille à Ekinox s’annonce plus que jamais intense.

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